Au-delà du désenclavement de l’Ouganda, du Rwanda, du Burundi, de la Zambie et du Malawi, de l’amélioration des conditions de transport des marchandises et des personnes, le Canal sera un outil de développement économique et social sans précédent au niveau régional. Il incitera l’adoption des comportements nouveaux. S’agissant des pays potentiellement riches sur le plan agricole et miniers, le Canal va accroître les capacités de négociation, de concertation, de la crédibilité et de la confiance des opérateurs, ainsi que des consommateurs.
Le Canal permettra la coordination de politique économique sous-régionale et rendra des ajustements plus efficients. Il est un moyen d’ouvrir les économies vers l’extérieur à un rythme acceptable et de réduire les conflits. Le grand économiste, William Easterly, estime que la croissance économique apparaît lorsque les gens sont confrontés à des incitations suffisantes pour sacrifier leur consommation présente durant le temps d’adoption des nouvelles technologies en vue des récompenses futures. C’est ce qui conduit à une amélioration régulière du potentiel productif de l’économie et du revenu moyen des gens.
Le problème de la croissance et de l’intégration économique étant au centre de tous les débats au niveau national, régional et international pour restaurer une paix durable dans la région des grands lacs africains, à l’instar du chapitre 4 de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, signé, le 24 février 2013, les gouvernements de la région, les institutions internationales tant privées que publiques, les décideurs politiques et financiers ont une opportunité de pouvoir réaliser durablement la paix dans cette région du monde.
Près de 2.000.000 d’emplois directs liés à cette réalisation seront créés. À l’horizon 2035, plusieurs emplois en lien avec le canal seront possibles dans la logistique, la pêche, l’industrie, le transport, la télécommunication et le tourisme.
Le projet vise à favoriser le transport multimodal de marchandises et le développement durable des territoires nationaux par la création de plateformes multimodales, les ponts et les ports.
Outre son utilité pour le transport, la réalisation du projet de Canal du Rift Africain Navigable facilitera le développement des activités touristiques, logistiques et industrielles en synergie avec le Canal. La création au sein des Etats membres du Ministère de la coopération régionale travaillant en collaboration avec la CEPGL, la COMESA et la SADC, comme un organe de suivi et de baromètre des activités.